Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 16:08


Le nouveau Kasabian est intéressant à plus d'un titre : réèlle remise en question du groupe au niveau musical, exploration de nouvelles sonorités, de nouvelles compositions.  Le tout donne un mélange hétéroclite, rencontre improbable entre les Beastie Boys (Vlad the Impaler), les Chemicals Bros et Oasis quand ils étaient au sommet de leur art.  Un disque difficile d'accès pour le public  premier du groupe habitué à un rock math dancefloor très facile et prévisible.
Un très bon millésime pour ce groupe, qui en surprendra ou en décevra plus d'un.  Enfin un groupe qui prend des risques commerciaux.
Par pixel2hot - Publié dans : rapidos
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 11:49



Sorry pour ceux qui suivent ce blog, j'ai été éloigné quelques temps.  Mais j'en ai profité pour écouté plein de petites merveilles dont j'espère pouvoir vous faire profiter sous peu.  On commence avec le nouvel album de Doves.  Un groupe fort peu connu sur le continent, alors qu'ils sont portés aux nues par la presse anglaise.  Kingdom of rust est leur cinquième album.  Comme tout prétendant au titre de groupe hype de l'année, ils nous viennent de Manchester.  Leur musique est pop, sensuelle et mélodique avec des relents electro, prog ou trip hop.  Les influences sont nombreuses : U2, Simple Minds, Depeche Mode ou Pink Floyd.
L'album débute avec Jetstream aux connotations electro dancefloor.  Une bonne introduction, même si elle n'est pas révolutionnaire.  Lui succède le titre qui a donné le nom à l'album : Kingdom of rust.  Un morceau sans réèlle suprise, de facture classique avec une accélération au final et des guitares qui se font ronflantes.  La voix est enjoleuse, travaillée à l'ancienne, c'est à dire pas haut perchée ou trop basse comme dans de nombreuses productions actuelles.
The outsiders débute sur fonds de synthés tourbillonnants avant de faire place à une basse tonitruante du plus bel effet. Ici encore, le travail sur les voix est particulièrement pointu.  La composition est plaisante, et le jeu des guitares vient en surligner la justesse.  Si le tout donne l'impression de déjà entendu, il n'en reste pas moins accrocheur.
Winter Hill  (produit par John Leckie tout comme le morceau suivant) est une composition qui fait la part belle aux qualités vocales du chanteur.  Puissance du chant se conjugue avec jeu de guitares pointues, et le tout n'est pas sans rappeler les compositions et performances vocales de Roland Orzabal. 
10:03 est une composition plus fine, débutant tout en douceur, avec une progression musicale tirée au cordeau.  Le chanteur est à nouveau à la fête, jusqu'à ce que le morceau accélère, donnant toute sa mesure au jeu complexe des musiciens.  Probablement un des meilleurs moments de l'album, si ce n'est le meilleur.
The greatest denier est également un moment fort de l'album, avec une batterie qui en impose, une voix parfaitement posée et maîtrisée, des cassures de rythme, des effets de loops à propos et des jeux de guitares enjoleurs...  Bref, un petit bijou de composition.
Birds flew backward est une composition grave, lourde.  La voix du chanteur mise en avant donne toute son ampleur et sa profondeur à ce morceau qui reste cependant en retrait par rapport au reste de l'album, tout comme le morceau qui suit : Spellbound, qui fait dans la pop mièvre et peu innovante.  Compulsion, le neuvième morceau est également la dernière surprise de l'album.  Formaté dancefloor, avec une basse lourde, aux consonnances 80's marquées. il fait un peu anachronique, voire désuet.  On a l'impression d'entendre du mauvais Spandau Ballet.  Les deux derniers morceaux Hose of mirrors et Lifelines reprennent des connotations tearsforfearienne qui aurait pris des stéroïdes pour le premier et des connotations coldplayennes pour le second.

Au final un album qui a beaucoup de qualités, mais qui laisse sur sa faim, un peu comme ces glaces italiennes délicieuses en bouche mais qui ne laissent aucune sensation sur les papilles après 2 secondes d'ingestion.  Pour ceux qui sont à la recherche d'un disque easy listening sur la plage, c'est le cadeau à faire à son Ipod...
Par pixel2hot - Publié dans : la totale
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 11:23





Les américains de YYY sont de retour.  Le groupe, parfois considéré comme héritiers de Sonic Youth nous livre une galette qui en laissera plus d'un sceptique.  Non pas que ce soit un mauvais disque...  Non, loin de là, l'ensemble est plutôt réussi.  Exit les distorsions, les riffs rageurs et les guitares saturées.  Bienvenues les basses ronflantes, les batteries dancefloor et la voix sublime de Karen O.  Le but avoué est d'amener le rock des YYY dans les nightclubs branchés.  Pari tenu ?

Le premier morceau extrait de l'album - qui sert d'ailleurs d'ouverture - est certes imparable, et connaît d'ailleurs une belle carrière en radio. "Zero" est un rock puissant, dynamique, dansant, entêtant avec des sonorités très électropop.  La voix de Kelly O est parfaite de justesse dans le chant, et la progression du morceau donne irrésistiblement envie de bouger son popotin.  Les esprits chagrins diront que les YYY ont vendu leur âme de rockeurs indies pour de la soupe commerciale.  Il n'epêche que le morceau est d'une rare efficacité et vervrait mettre le feu dans pas mal de boîtes de nuit.

Et le festival continue avec Heads will roll : rythmes syncopés typés années 80, petits soupirs à la Nena (pour ceux qui s'en rappellent), composition hommage aux pistes de danse des années disco...  A nouveau bien foutu, mais on commence à se demander si effectivement les YYY n'ont pas abuser de substances qui ramollisent les neurones.

Soft Shock a évidemment la lourde tâche d'infirmer tout ce qui précède.  On se trouve ici en présence d'une compostion lente, lourdingue.  La voix fait parfois penser à Chrissie Hynde ou à Blondie, les gimmiks se succèdent, sans pour autant charmer.  Un morceau de pop fraîche, mais vite oublié. 

Skeletons enfonce la brêche...  dans ce qu'avait pu produite YYY auparavant.  Une composition à l'ambiance pesante, lourde et confinée, qui se construit sur un montée en puissance très jouissive.  La voix de la chanteuse est particulièrment magique, transcende et porte la composition.  On se prend à éprouver finalement un plaisir coupable à l'écoute, on abandonne les idées que l'on avait sur YYY et on se laisse porter...

Dull life est une composition qui débute dans la quiétude pour s'orienter vers une rythmique beaucoup plus virulente.  Ah !  On retrouve les YYY avec l'urgence dans la voix de Karen O qui vocifère, charme et susure... Une composition qui aurait pu se retrouver sur un album comme TV on the radio, par exemple, tout comme son successeur "Shame and fortune".  Une batterie qui enfonce les beats comme d'autres les clous, une guitare aux riffs tendus, une voix en puissance.  Une très belle composition.

Runaway renoue avec l'introduction mièvre avant une complexification croissante.  On se prend vite à mémoriser le refrain, puis l'ambiance devient moins aérienne, la montée lente en puissance se fait entre phases plus calmes.  Un bijou de composition.  Mon Dieu, qu'on est loin des deux premiers titres.

Dragon queen revient avec une rythmique pop, et fait penser aux premiers albums de Debbie Harry, chaloupant entre disco electro, hip hop mièvre et pop éculée.  Dommage, après la progression dans l'album, de revenir à un morceau qui tire le disque vers le bas.

Hysteric est introduit par la voix de Kelly O, décidément à la fête.  Une composition très surprenante, qui lorgne cette fois-ci du côté des ... Cocteau Twins.  Décidément, les YYY surprennent.  Un morceau qui malheureusement manque un peu de charisme pour trouver sa place.

Little shadow clôture l'album et est le contrepied du début.  On fait dans l'intime, le mélodiquement pompeux...  Sigur Ross n'est pas loin dans l'esprit, dans l'emphase qui suit la rupture de rythme du morceau.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le disque est un véritable kaléïdoscope de genres musicaux différents.  Alors, les YYY ont-ils vendus leur âme au diable ?  Pas nécessairement.  Véritable patchwork, il marquie une progression dans la composition.  Il réjouira un large public avide de sensations pop, mais dégoutera tous les fans de rock indie purs et durs...

Par pixel2hot - Publié dans : la totale
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 16:07





Troisième opus pour les Rakes... une épreuve généralement redoutée, car réputée confirmer le bien ou le mal que l'on peut penser d'un groupe.  Après un premier album indie rock très prometteur, un deuxième plus ciblé new rave dance-floor, les "râteaux" nous livrent une oeuvre plus chaotique et inégale.  Exit donc le rock new rave, et retour aux sources d'un rock plus couillu.  Finie la basse vrombissante, les morceaux formatés, voire stéréotypés, où les références étaient autant de clins d'yeux classieux.  Cet album est moins immédiat que le précédent, plus varié et réclame plusieurs écoutes avant de se faire apprécier, ce qui n'est pas pour déplaire.  Les Rakes vont-ils pour autant s'en ramasser un ???

You're in it ouvre l'album avec un chant aux accents rappelant curieusement Bowie...  Le rythme est sautillant, trépidant, les vocaux agacés, les riffs acérés.  La construction du morceau paraît cependant peu équilibrée, partant dans différentes directions sans aller jusqu'au bout d'une seule, une fausse fin qui permet de rebondir et d'enfoncer le clou. 

That's the reason aurait pu figurer sur le précédent album du groupe : composition simple, refrain immédiatement intégrable, efficacité des riffs et des choeurs...  Peu de surprise, mais on apprécie néanmoins.

The loneliness of the outdoor smoker avec une rythmique de rouleau compresseur et un passage chanté aux accents de David Byrne...  Du Rakes pur jus, comme on l'aime, qui renvoie les Franz Ferdinand dans la cour des maternelles.  Mais le break en milieu de morceau apporte-t-il quelque chose ???   Même après plusieurs écoutes, cela fait un peu "pièce rapportée".

Bitchin' in the kitchen est le premier morceau "calme" de l'album.  Très pop et dansant, il permet au chanteur de se mettre en valeur de belle façon.  La lead guitare part dans des arpèges qui font du bien aux oreilles, et les gimmiks se multiplient.  On sent le plaisir des Rakes à jouer sur tous les registres, à multiplier les références pour mieux se dérober.

The woes of the working woman débute avec un piano grave, et une rythmique martelée.  La progression du morceau met en place une construction simple mais très efficace. Mention particulière au travail très bon du batteur.

1989 est le premier morceau extrait de l'album, et celui qui rappelle le plus ce qui a fait le succès du groupe : une rythmique d'enfer, un refrain mémorisable en deux temps trois mouvements (ces petits lalalalala ne sont pas sans rappeler ceux de Franz Ferdinand, mais en plus jouissifs).  Un morceau à vivre en concert, en tout cas, pour un pogo d'enfer.

Shackleton ou comment tuer l'auditeur sous un flot de paroles...  A croire qu'ils ont été suivre un cours chez the Streets.  Et pourtant, on se plait à suivre l'accélération du rythme, et ce chant qui fait un peu penser à Iggy Pop, surtout sur le final...  La construction oscille toutefois entre le pénible et le jouissif.

The light from your mac : une balade dans l'univers des Rakes...  Le phrasé fait terriblement penser à his hair was perfect du précédent album.  Mêmes intonations, même univers musical glacé, même rythme. Peu innovant, mais bien fait.

Muller's ratchet se construit sur une rythmique reggae, soutenue par un piano désuet et un jeu de guitares qui nous fait des solos (?) des plus inattendus.  Une véritable curiosité dans  ce morceau très sage et très conventionnel.

Le dernier morceau the final hill est tout en puissance contenue, en rytmiqueénorme et en vocaux imparables.  les riffs acérés, sautillants sont pour beaucoup dans le plaisir d'écoute.

Au final, un album assez court pour ces jeunes anglais qui sont, faut il le rappeler, une des têtes de pont de la scène anglaise actuelle.  Quelques trouvailles intéressantes, la confirmation d'un style et d'un univers personnel. Mais aucun titre du calibre de Strasbourg ou We dance together. L'essoufflement guette-t-il les Rakes ?  La prise de risque est ici limitée. On a l'impression qu'ils courent après quelque chose sans savoit très bien quoi.  Autrement dit, difficile si les Rakes sont en perte de vitesse ou pas.  Ne faut-il dès lors pas considérer cet album comme un album de transition ?
Par pixel2hot - Publié dans : la totale
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 12:04



Amis des années 60, sortez vos shiloms, faites sêcher vos psylos et préparez vos buvards..  J'ai une révélation à vous faire.  Nous vivons dans une mauvaise dimension : les années psychédéliques ne se sont pas encore écoulées, Nous sommes actuellement en train de les vivre...  Ainsi, Sid Barret n'est pas mort, pas plus qu'il est devenu fou...  Il a glissé dans une faille spatiotemporelle, et de là bas, il nous envoie des missiles sonores.  Il a formé un groupe avec les Mama's and Papa's, les Beach Boys, les Mothers of Invention et autres King Crimson...  Afin de mieux brouiller les pistes, il a décidé d'appeler son projet : the Aliens.  Assurément, avec un nom pareil, on ne peut que s'attendre à quelque chose d'extra terrestre.


The Beta Band : un groupe écossais qui a connu un succès d'estime fin des années 90, début 2000, pas franchement folichon car se perdant dans des expérimentations musicales parfois indigestes.  De ce groupe, trois musiciens ont formé The Aliens.  Un premier album sorti en 2007 "astronomy for dogs" passé inaperçu...  Et puis en mars 2008 sort "Luna".

Le premier morceau "Bobby's song" ne fait pas dans le détail et plante le décor : 10 minutes 26 secondes de délire musical.  L'introduction, propre sur elle avec sa ligne d'harmonica et ses choeurs tout en finesse part en vrille après 2minutes 30 : accélération du tempo, synthés 60 en avant, on part dans des effets électronique très cheaps qui ne font pas, mais qui sont vintages...  A la 4ème minute, c'est un accordéon qui assure le break, et on est parti dans une dance trance de l'est du plus bel effet...  Que de changements d'atmosphères, de rythme, de sujet...  A la septième minutes, une ritournelle toute en distorsion qui accèlere pour se casser la figure sur un méchant ralenti de bande...  De bande ? A l'heure du digital ???

Amen fait dans les choeurs façon l'homme à la tête de chou.  Superfurry Animals n'a plus qu'à aller se rabiller. Theremin, le morceau suivant, rêve vivant, fait penser aux Beach Boys sous hallu.  Le morceau est interrompu par différents bruitages... qui introduisent "everyone",  une composition où la pop fleurte avec l'encens et le patchouli. 

Magic man est le single sorti de cet album (il faut quand même rendre hommage à l'inconscience de la maison de disque, car ici, la prise de risque est totale).  Et il faut bien reconnaître que c'est probablement la composition la plus "formatée" (commerciale n'est sûrement pas adéquat ici) de l'album.  Une composition qui n'aurait probablement pas déparée dans un dique comme le sergent pepper, par exemple...

Il fallait s'en douter, après un tel moment de musique trop "easy lesatening", le groupe ne pouvait que nous envoyer dans les gencives un morceau en contrepoint : Billy Jack,  véritable perle, concentré de savoir faire que n'aurait pas renié Barret.  Tout y est, depuis les cassures de rythme, les vocaux savamment posés, le déluge de guitares, le thème récurrant, etc....  Morceau à tiroirs de plus de 10 minutes, c'est un régal pour les oreilles, une finale digne des meilleurs morceaux des années 60-70, totalement en décalage, totalement halluciné, totalement déjanté...  Quel carnage.

On enchaîne avec le titre de l'album : luna.  Un instrumental dont on ne comprend pas très bien ce qu'il vient faire sur le disque : trop expérimental, il ne trouvera son public que parmi les forcénés du pétard, les junkies du psychorock.  Incompréhensible, inintéressant... mais finalement bien à contre-courant, comme tout le disque.

"Dove returning", hommage à peine déguisé à Pink Floyd, "sunlamp show" avec son orgue "farfisant"  et son côté jumpin' jack flash sous acide nous plongent en phase directe avec les années 60, allant jusqu'à copier un mixage trop clair.

"Smoggy bog" totalement halluciné, véritable descente aux enfers, ode à l'utilisation des stups, introduit "daffodils"  un morceau tout en rondeurs, en douceur...  Les voix éthérées, les synthés mis (trop) en avant,  une langueur de bon aloi...  On se retrouve entouré d'une ambiance moite, mièvre.  "Boats" emboîte le pas, et n'est pas sans rappeler l'univers pop folk de Neil Young et de son Crazy Horse.  On peut trouver plus mauvais comme modèle. 

L'album se termine sur "Blue Mantel"  une ballade pop qui nous emmène sur les rivages du réveil...  Les derniers lambeaux du rêve s'estompent...  Nous sommes en 2009.  Sid Barret est mort.  Mais son esprit est toujours vivant.

Luna n'est pas un disque hommage aux années 60.  Ce sont les années 60 qui vivent aujourd'hui.  C'est un disque qui est tout sauf facile.  Mais les plus belles aventures ne sont-elles pas celles qui nous ont obligés à nous dépasser ???


Par pixel2hot - Publié dans : la totale
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